Philadelphie – Francs-maçons et art marathon

Philadelphie – Francs-maçons et art marathon

C’est reparti pour le récit de nos aventures à Philadelphie ! Encore un article « culturel » puisque comme vous allez le constater les musées ne manquent pas à Philadelphie et un quartier leur est même dédié !

Philadelphia City Hall

L’impressionnante mairie de Philadelphie est notre point de départ. Avec ses 167m de haut ce bâtiment était l’immeuble le plus grand au monde au début du 19ème siècle.

Non loin du City Hall il y a pas mal de sculptures géantes contemporaines qui s’intègrent très bien dans la ville. L’une des plus célèbres d’entre elles est la sculpture « Love » de Robert Indiana (d’ailleurs on trouve d’autres sculptures « Love » aux Etats-Unis et bien-sûr à New York).

Le temple maçonnique de Philadelphie

En face du City Hall un bâtiment imposant nous intrigue. Sylvain s’approche et s’aperçoit qu’il s’agit d’un temple de franc-maçons ! Nous décidons donc de faire la visite guidée du temple, non prévue au départ dans notre programme mais certainement l’une des visites les plus originales que nous ayons eu l’occasion de faire.

Tout d’abord comment définir la franc-maçonnerie ? Même notre guide, un franc-maçon bien entendu, avait du mal à nous donner une explication synthétique. En (très très très) gros, c’est un mouvement auquel on choisi d’appartenir pour débattre de questions philosophiques  et agir dans le but d’ »améliorer l’humanité ».

Construit en 1873, le temple maçonnique de Philadelphie est l’un des plus anciens des États-Unis. Et, le moins que l’on puisse dire c’est, qu’en cette fin de 19ème siècles les architectes américains étaient particulièrement délurés et portés sur le clinquant et le kitsch !

Ici on trouve, pêle-mêle, une salle mudejar (copie de l’Alhambra à Grenade), une salle gothique (au sens architectural du terme hein pas Marilyn Manson), une salle égyptienne ou encore une salle gréco-romaine. L’ensemble nous a laissé à la fois perplexes, étourdis et amusés. Il n’y absolument aucune cohérence architecturale car, dixit le guide, « les architectes ont fait selon leurs envies du moment ».

La visite vaut donc le coup rien que pour ce bâtiment…étonnant (ou comment remonter aux origines de Las Vegas et Disneyland !). On en apprend quand même un peu plus aussi sur les francs-maçons. Si vous souhaitez intégrer les francs-maçons de Philadelphie, il vous suffit d’être croyant (peu importe la religion), d’être un homme et d’en faire la demande. Hé oui je casse le mystère mais il n’y a plus de cooptations secrètes par contre les rituels continuent d’exister

Museum district

Après cette visite impromptue mais néanmoins intéressante, nous nous dirigeons vers le Museum District. Imaginez un peu un quartier rempli de musées, alignés les un après les autres !

Free Library of Philadelphia

Au départ nous rentrons dans cette bibliothèque pour savoir si elle est aussi impressionnante que celle de New York. Bien que jolie, elle n’est pas aussi majestueuse.

Mais je remarque dans un coin un petit panneau indiquant qu’il y une expo au dernier étage. Après avoir pris l’ascenseur nous nous retrouvons donc devant la salle d’exposition qui est…fermée. En fait il faut appuyer sur une petite sonnette et attendre que la bibliothécaire vienne nous ouvrir. Nous pouvons ensuite pénétrer dans une petite galerie remplie de livres anciens.

L’expo temporaire porte sur Robert Lawson, un illustrateur américain (j’ai écrit un article sur cet artiste sur mon autre blog si vous souhaitez en savoir plus). Les illustrations sont très belles, bien exposées et les explications sont intéressantes. Surtout l’espace est très intimiste, on a la sensation que l’expo est ouverte rien que pour nous. Le seul regret par rapport à cette visite à été d’avoir loupé le tour guidé de cet étage où on peut en savoir plus sur les livres rares qui appartiennent à la bibliothèque (notamment beaucoup de premières éditions de Dickens).

Philadelphia Museum of Art

Nous nous rendons ensuite au musée de Beaux Arts de Philadelphie. Avant de monter sur ses marches, on fait ami-ami avec les animaux de la statue de Georges Washington.

Le musée est grand et complet (il couvre toutes les périodes, de l’antiquité jusqu’à aujourd’hui). Son entrée est couplée avec celle du musée Rodin que nous n’avons pas eu, hélas, le temps de faire.

Ce qui m’a le plus étonnée (mais il parait que c’est la même chose au MET) ce sont des salles d’exposition avec du mobilier entier ou des reproductions d’intérieurs. Maison du thé japonaise, manoir anglais ou château français ont ainsi été dépouillés ou copiés pour atterrir aux États-Unis.

Même si j’ai du mal à apprécier les grands musées, la visite vaut le coup car il y a beaucoup de grands noms et toutes les époques sont représentées. Des visites gratuites sont aussi organisées mais encore une fois elles ne rentraient pas dans notre planning.

Barnes Foundation

Un petit mot sur la Barnes Foundation même si je n’ai quasiment pas pris de photos. C’est un musée qui célèbre pour sa collection qui comporte de nombreuses œuvres d’artistes français célèbres de la fin du 19ème et du début du 20ème siècle. A cause la réputation du lieu, il faut réserver son ticket plusieurs semaines à l’avance. Si on aime Renoir, Degas ou encore Rousseau ce musée est immanquable !

Comme vous pouvez le constater les expositions intéressantes ne manquent pas à Philadelphie. Le jour de notre visite le temps était au beau fixe et la ballade du City Hall jusqu’au Musée des Beaux-Arts de Philadelphie était très agréable. Nous avons opté plutôt pour des musées d’art mais nous aurions volontiers fait la visite de musées scientifiques comme le Musée des sciences naturelles ou le Franklin Institute si nous avions eu plus de temps !

La statue de Rocky

Dans le film Rocky, Sylvester Stalonne s’amuse à faire son jogging sur les marches du musée d’arts de Philadelphie. La scène est devenue tellement célèbre qu’une statue de Rocky est installée au pieds des marches du musée.

La statue de Jeanne d’Arc

Quelle surprise dans cette ville de l’Indépendance des Etats-Unis de tomber sur… la statue de Jeanne d’Arc (Joan of Arc comme ils disent ici ou encore Joanie on a Pony) . Je n’ai pas trouvé beaucoup d’informations sur son histoire mais apparemment la statue aurait été achetée en 1889 car les français de Philadelphie souhaitaient commémorer le centenaire de la Révolution Française. Autre anecdote, la jeune fille qui a posé pour la statue est elle aussi décédée dans les flammes…

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